La flore de la Réunion

Beaucoup de plantes uniques au monde

Pour en savoir plus et même tout savoir sur la flore réunionnaise, consulter sans modération le site du Conservatoire Botanique National et CPIE Mascarin.

Plus de 70 % des plantes de la Réunion ont une origine afro-malgache. Transportées tout d'abord par les cyclones, les courants marins et les oiseaux, elles se sont installées dès l'apparition de l'île. Les hommes ont continué l'œuvre de la nature en important de manière plus ou moins heureuse les autres espèces. On estime à plus de 3000 le nombre de plantes importées. Certaines plantes ont profité à merveille des températures et hygrométrie idéales et ont proliféré de telle manière qu'elles sont désormais appelées "pestes végétales" ou plantes exotiques envahissantes. C'est avec elles, d'ailleurs, que débutera ce chapitre dédié à la botanique.

Cette page non exhaustive sur les plantes rencontrées le long des sentiers a été relue et corrigée par Christophe Lavergne du Conservatoire Botanique National de Mascarin. Il est ainsi le garant que les renseignements récoltés ici sont fiables.


Les plantes exotiques envahissantes (pestes végétales)

Lantana camara (galabert ou corbeille d'or) Verbenaceae
Plante épineuse. Corolles mauves, blanches, jaunes ou orange. Les feuilles dégagent une forte odeur lorsqu’elles sont froissées. Pousse partout et peut se contenter de sols arides. Très envahissante.

Ulex europaeus ( ajonc d’Europe) Fabaceae
Arbuste épineux pouvant atteindre 2 m de hauteur. Fleurs jaunes. Sédentarisé en altitude, il fait actuellement l'objet d'un contrôle intensif au Maïdo.

Hedychium gardnerianum (Longose à fleurs jaunes) Zingiberaceae
Plante herbacée à rhizome impossible à manquer lors d'une randonnée. Elle est partout en sous-bois où le sol est un peu humide. Très belle fleur jaune clair. On en trouve même sur les arbres (épiphyte). Elle atteint facilement trois mètres en région humide.

Syzygium jambos (jamrosat ou jambrosade) Myrtaceae
Cet arbre aux feuilles coriaces peut atteindre 15 m. Les fleurs odoriférantes comportent de jolies étamines très nombreuses et donnent des fruits jaunes comestibles au goût de rose. Utilisé en pharmacopée

Hedychium coccineum (longose à fleurs rouges) Zingiberaceae
Ce longose à fleurs rouges se rencontre moins fréquemment que les deux autres mais en comporte toutes les caractéristiques. Pousse en touffes dans des zones libres ou défrichées sans trop envahir la végétation locale.

Hedychium flavescens (Longose jaune vanille) Zingiberaceae
Introduit comme plante ornemantale, on ne pourra désormais jamais plus s'en débarrasser car le moindre morceau de rizhome restant en terre donne immédiatement une plante complète. Si la plante est une peste, la fleur est belle et odorante.

Furcraea foetida (choca vert) Agavaceae
Facilement reconnaissable à ses feuilles pointues et sa longue hampe florale de plusieurs mètres pouvant donner un millier de bulbilles qui, en tombant au sol, colonisent les alentours, empêchant ainsi toute implantation des autres plantes.

Fuchsia magellanica (fuchsia ti z'ameau) Onagraceae
Plante ornementale bien connue qui a colonisé une bonne partie haute de l'île en milieu humide, principalement à Bébour. Elle peut atteindre facilement 2 mètres de hauteur.

Psidium cattleianum (goyavier) Myrtaceae
Plante de plus en plus envahissante aux fruits comestibles à haute teneur en vitamine C. Excellents en confitures. Se trouve presque partout de 50 à 1000 m en zone sèche comme humide.

Schinus terebinthifolius (baie rose ou faux-poivrier) Anacardiaceae
Très présent dans toute l'île, il est facilement reconnaissable à ses feuilles à 5 folioles et à ses grappes de graines rouges utilisées à La Réunion comme condiment. Les feuilles écrasées sentent le poivre.

Rubus alceifolius (raisin marron ) Rosaceae
Sa feuille imitant la vigne permet de bien la reconnaître, mais ce sont surtout ses épines qui laissent de bons souvenirs. Fleurs et fruits ressemblent à nos framboisiers. La reine des envahissantes.

Boehmeria penduliflora (bois de chapelet) Urticaceae
Plante envahissante de bord de cours d'eau principalement. Hauteur 1 à 2 m. Les fleurs tombent en grappes et forment des chatons à la manière des noisetiers. Les feuilles sont fines. Présente également sur les coulées de 3 ou 4 ans.

Persicaria capitata (herbe corail ou boule à Boissier) Polygonaceae
Très présente sur les talus et zones rocheuses, elle envahit toute la surface de ses tiges de 15 à 25 cm de haut. Fleurs rose-rouge ressemblant à celles du trèfle.

Tibouchina urvilleana (Doudoul, griffe du diable, pensée malgache ou balmane) Melastomataceae
Arbuste pouvant atteindre 5 m de haut aux feuilles recouvertes de poils courts et soyeux. Belles fleurs bleues ou violettes de près de 10 cm. Se reproduit très facilement.

Solanum mauritianum (bringelier marron) Solanaceae
Arbuste atteignant souvent 2 m. Les feuilles et jeunes tiges sont recouvertes d'un velour argenté. Les fleurs sont bleu-mauve et les fruits jaunes ou orangés à maturité. Très commune en milieu humide.

Ardisia crenata (bois de Noël) Myrsinaceae
Ce petit arbuste ne dépassant pas 1,5 m de haut est souvent présent en sous-bois humide de basse ou moyenne altitude. Impossible de ne pas le remarquer avec ses grappes de fruits rouge vif ou ses fleurs blanches.

Zanthedeschia aethiopica (arum) Araceae
Cette fleur est interdite de cueillette dans le coeur du Parc national, mais très bientôt on ne pourra plus s'en débarrasser dans les zones humides et fraîches où elle aime à se développer. Certaines prairies en sont envahies ( Notre-Dame de la Paix)

Erigeron karvinskianus (marguerite folle) Asteraceae
Elle pousse en touffes colorées qui s'étendent toujours plus sur les fossés en allant au volcan mais désormais sur tous les sentiers de l'île. Sa graine est si légère qu'un simple souffle suffit à la semer. La fleur change de couleur en fonction de l'âge.

Acacia mearnsi De Wild (acacia noir) Fabaceae
Introduit fin XIXe siècle pour ses tanins servant au traitement du cuir il a plus tard été planté près des champs de géranium pour avoir du combustible à proximité. Ses graines nombreuses lui permettent de se reproduire très vite et on en trouve absolument partout sur l'île.

Albizia lebbeck (bois noir des Bas) Fabaceae
Heureusement, on en trouve surtout dans les bas de l'Ouest et ne devrait pas s'attaquer aux zones humides et d'altitude. Très facile à reconnaître de loin au bruissement de ses fruits. Il produit de belles fleurs parfumées constituées de pompons d'étamines blanches et jaunes.

Flacourt indica Merr. (prune malgache) Flacourtiaceae
Arbuste buissonnant assez présent le long du littoral Ouest et Sud. Il a tendance à devenir de plus en plus envahissant. Bon appétit à ceux qui oseront manger ses fruits après les avoir bien malaxés dans la main. Jeune il est épineux mais perd rapidement des épines.

Eriobotrya japonica (bibassier, néflier du Japon) Rosaceae
On le rencontre de plus en plus dans les forêts ou dans les ravines où il a du pousser suite à une déjection d'oiseau contenant une de ses grosses graines. Facile à reconnaître à ses feuilles brillantes et persistantes vert très foncé ou ses fruits à la saison qui finissent souvent dans le rhum.

Litsea glutinosa (avocat marron) Lauraceae
Il est devenu une plaie qui pousse partout même dans les jardins. Il atteint facilement et vite une douzaine de mètres, voire plus, et détrône rapidement les espèces en place. Ses milliers de graines transportées par les oiseaux facilitent sa prolifération.

Ricinus communis (ricin, tantan) Euphorbiaceae
Difficile de le manquer car il a presque colonisé l'île en basse altitude. Très facile à reconnaître grâce à ses feuilles palmées et dentelées, puantes si on les écrase. Le fruit est une bogue hérissée d'épines contenant des graines très toxiques. La plante pousse assez vite.

Clidemia hirta (tabac boeuf) Melastomataceae
On la retrouve dans toutes les terres tropicales du monde où elle commence à inquiéter les autorités pour son invasivité. Elle s'adapte à toutes les altitudes et à tous les milieux, ce qui la rend si invasive. Fleur blanche et fruit noir à ne pas confondre avec Tibouchina en période hors floraison.

Hiptage benghalensis (L.) Kurz (Liane papillon) Malpighiaceae
Arrivée au début du XXe siècle, cette plante très dangereuse a déjà pris possession de plusieurs remparts de la Rivière des galets ou Dos d'Ane. Elle s'enroule autour de tout ce qui pousse et l'étouffe. La fleur est magnifique et les samares à trois ailes volent au vent pour aller coloniser le reste de l'île.

Machaerina iridifolia (paille sabre, sabre marron) Cyperaceae
Endémique des mascareignes. Pousse en touffe un peu partout sur l'île. Facile à repérer en raison de la forme des feuilles rigides ressemblant à des épées pointues. Elle peut rapidement obstruer le sentier en zone humide.

Pennisetum purpureum (pennisète, herbe à éléphant) Poaceae
Ces hautes herbes ont colonisé l'ensemble de l'île jusqu'à des altitudes dépassant les 1500 m. D'abord cultivée pour le fourrage du bétail, elle envahit désormais tous les endroits possibles et fait très vite pour boucher un sentier ou chemin mal entretenu. On ne passe plus en moins de deux ans.

Ageratina riparia (orthochifon) Asteraceae
C'est la plus commune des envahissantes non gênantes pour la marche. Difficile de ne pas la voir sur la majorité du circuit en milieu humide où elle recouvre parfois tellement le sentier qu'on a du mal à le repérer. Ses graines, très légères sont très facilement dispersées par le vent, le ruissellement ou les animaux.

Digitalis purpurea L. (Digitale pourpre) Plantaginaceae
Cette belle fleur aux feuilles duveteuses et aux nombreuses clochettes fixées à un long épi floral sont très connues mais commencent à envahir fossés, clairières, zones humides, chemins. Ses graines sont nombreuses et petites. La plante contient de nombreuses toxines.

Begonia cucullata Willd (bégonia, cœur de Judas) Begoniaceae
Facile à reconnaître en raison de sa similitude avec les bégonias de jardineries. Elle a tendance à proliférer de plus en plus dans toutes les zones sombres et humides de l'île. Les graines, avant d'être sèches, sont jolies et curieuses.

Colocasia esculenta (songe, chou de chine) Araceae
Cette plante à rhizome se trouve de plus en plus le long des cours d'eau. Elle est rarement gênante mais les surfaces envahies ont tendance à augmenter avec le temps. On peut manger les racines. Il est très rare de pouvoir observer une floraison de la plante.

Crocosmia x crocosmiiflora (motbretia) Iridaceae
Cette très belle fleur à bulbe ne fleurit que quelques jours par an mais envahit de ses longues feuilles tous les sols et toutes les altitudes. Pas de danger lors des randonnées mais quand elles envahissent un sentier, on a du mal à en trouver la trace.

Verbena rigida (verveine rigide) Verbenaceae
Classée envahissante à la Réunion, cette verbénacée ne gène encore pas les randonneurs. On en repère les fleurs dans des milieux défrichés ou en bordure de chemin mais pas de quoi s'inquiéter encore contrairement à la majorité de celles présentées ici.

Datura metel L. (Herbe diable) Solanaceae
C'est surtout à la forme de la plante et à sa grande fleur blanche qu'on reconnait cette plante qui se reproduit de plus en plus dans le Nord, l'Ouest et le Sud de l'Île en basse altitude. La plante et les graines sont toxiques mais aussi hallucinogènes. A consommer avec modération sinon la randonnée s'arrête rapidement.

Ipomoea purpurea (L.) Roth (liseron, volubilis) Convolvulaceae
Cette liane qui pousse le long des pistes ou champs rencontrés lors des randonnées se reconnait surtout à sa fleur en calice variant du blanc au bleu en passant par des roses et violets. Bien implantée, elle peut recouvrir la végétation en place. Ses graines peuvent contenir des hallucinogènes.

Impatiens flaccida Arn. (impatiente) Balsaminaceae
Difficile de les manquer sur les bord des sentiers humides et sombres. Cette fleur est assez envahissante dans certaines régions alors qu'on en voit peu dans d'autres. Les fleurs s'étalent du blanc au rose foncé avec un centre magenta. La plante est fragile et sasse sous le pied facilement.

Lonicera japonica Thunb. (chèvrefeuille du Japon) Caprifoliaceae
Classée comme envahissante mais assez peu rencontrée sur les sentiers. On le devine de loin grâce à l'odeur de ses jolies fleurs. La fine liane pousse en buissons dans les endroits non couverts de végétation et ne semble pas être très dangereuse pour le moment.

Mimosa pudica (sensitive, mimosa pudique) Fabaceae
Cette petite plante qui s'étale plus sur le sol qu'elle ne monte en hauteur est surtout spectaculaire au toucher ou en cas de pluie. C'est toujours un jeu pour les enfants que d'effleurer la feuille qui se referme en un instant (phénomène de thigmonastie). Belle petite fleur rose en pompon.

Otacanthus azureus (Zerbe cirage) Scrophulariaceae
Encore une belle fleur classée envahissante mais qui n'empêchera pas le randonneur de terminer son circuit. Elle n'est pas présente dans les cirques et d'autres régions de l'île. La plante ne dépasse jamais un mètre et les fleurs sont très jolies.

Passiflora edulis (Fruit de la passion) Passifloraceae
On en voit de plus en plus le long des sentiers car cette liane se sème facilement avec les déjections des oiseaux. Sa fleur est un chef d'œuvre de la nature et ses fruits, même bien mûrs sont rarement délicieux à cause de l'ombre des sous-bois contrairement à celles cultivées dans les jardins.

Passiflora tripartita (grenadine banane) Passifloraceae
Très longue liane qui se remarque en moyenne altitude lorsqu'elle pend des arbres et que ses magnifiques fleurs roses attirent le regard. Comme la précédente, il vaut mieux manger les fruits du jardin à moins que celle rencontrée n'ait poussé au soleil. Bien mûr, le fruit est délicieux.

Pithecellobium dulce (Roxb.) Benth (Tamarin d'Inde) Fabaceae
Arbre pouvant atteindre de grandes tailles qui s'est installé dans l'Ouest de l'île où on le trouve facilement entre Saint-Joseph et Saint-Paul. Ses feuilles en formes d'ailes sont implantées sur des branches épineuses. Fleurs blanches en pompons et gousses rouges en spirales très caractéristiques.

solanum torvum (fausse aubergine) Solanaceae
On la rencontre fréquemment en basse altitude mais elle est peu colonisatrice pour le moment. Elle atteint tout de même facilement 2,5 m de hauteur. Elle possède de belles fleurs blanches avec un pistil jaune. Les branches peuvent comporter quelques épines. Ses fruits poussent en grappes jaunissent à maturité.

Les plantes de littoral et de basse altitude

Pandanus utilis (vacoa ou pimpin) Pandanaceae
Probablement endémique. Facile à reconnaître grâce à ses racines-échasses aériennes et à ses rameaux dentés disposés en hélice à 3 branches. Le fruit est comestible et les feuilles utilisées en vannerie.

Scaevola taccada (manioc marron bord-de-mer) Goodeniaceae
Plante de littoral indigène facilement reconnaissable. Feuilles persistantes. Fleurs jaune très pâle ou blanches veinées de mauve pâle. Parfois cultivée comme plante ornementale. Egalement utilisée comme plante médicinale.

Coccoloba uvifera (raisin de mer) Polygonaceae
Plante de littoral qui résiste aux embruns marins. Nervures de la feuille rouge dessous, blanche dessus. Fruit comestible, en grappes, d'où son nom de raisin.

Casuarina equisetifolia (filao de bord-de-mer) Casuarinaceae
Très fréquent dans le sud-est sur les coulées de lave ou sur les plages de l'île, il peut atteindre 20 m. Reconnaissable à ses fines aiguilles et à ses fruits durs qui restent sur les branches.

Albizia lebbeck (bois noir) Fabaceae
Cet arbre peut atteindre une dizaine de mètres. Ses fleurs à longues étamines et surtout ses gousses jaunes qui bruissent au vent le rendent aisément identifiable. Il aime les zones sèches jusqu'à 500 m.

Vanilla planifolia (vanille) Orchidaceae
Orchidée aromatique cultivée à La Réunion, attachée à un tuteur naturel ou artificiel. Très fréquente dans le Sud sauvage. La fleur est fécondée artificiellement et c'est la gousse qui est vendue après un long séchage.

Zoysia matrella (gazon bord-de-mer ou herbe pique-fesses) Poaceae
Résistant bien aux embruns marins, cette graminée indigène constitue de larges plaques dignes des meilleurs terrains de golf où, sans tonte, il ne dépasse guère quelques millimètres. Il doit être piétiné.

Ipomoea pes-caprae (liane patate à Durand) Convolvulaceae
Liane indigène aux belles fleurs roses qui peut atteindre des longueurs impressionnantes et qu'on rencontre très souvent le long des plages.

Agarista buxifolia (petit bois de rempart) Ericaceae
Assez peu courant excepté sur les pentes du volcan où il se cache fréquemment entre les rochers. Reconnaissable à ses belles clochettes roses. Petite plante endémique très toxique.

Agave gp. americanae (choca bleu) – Agavaceae
Impossible de le confondre avec le choca vert qui est plus clair et tirant vers le jaune. On le rencontre principalement en zones sèches le long du littoral, mais il a colonisé une grande partie de l'île. Ses fleurs s'observent au bout de très longues hampes.

Les plantes de moyenne ou haute altitude

Acacia heterophylla (tamarin des hauts) Fabaceae
Très commun entre 1200 et 1800 m, cet arbre endémique au port massif, parfois tortueux, est utilisé en ébénisterie. Les feuilles adultes diffèrent des juvéniles. Fleurs jaune pâle.

Sophora denudata (petit tamarin des hauts) Fabaceae
Petit arbre endémique vivant en altitude aux alentours des 2000 m entre les zones arides et forêts de bois de couleurs des Hauts. Fréquent près du volcan. Ses fleurs sont d'un beau jaune et ses gousses, comme ses feuilles composées, recouvertes d'une courte pilosité soyeuse.

Aphloia theiformis (change écorce) Aphloiaceae
Très commun de 100 à 2000 m dans les forêts de bois de couleurs, cet arbre indigène de 10 m maximum se reconnaît avant tout à son écorce qui pèle constamment (voir photo).

Weinmannia tintoria (tan rouge) Cunoniaceae
Grand arbre des forêts de bois de couleur reconnaissable surtout par ses feuilles dentelées et de forme peu ordinaire, et ses inflorescences blanches en bout de branche.

Agarista buxifolia (petit bois de rempart) Ericaceae
Assez peu courant excepté sur les pentes du volcan où il se cache fréquemment entre les rochers. Reconnaissable à ses belles clochettes roses. Petite plante endémique très toxique.

Agarista salicifolia (bois de rempart) Ericaceae
Egalement reconnaissable à ses clochettes roses, cet arbre indigène à écorce fissurée et aux feuilles coriaces pointues, vivant dans les forêts de basse altitude. Très toxique également.

Casuarina glauca (filao multipliant) Casuarinaceae
Atteint 10 à 12 m. Se reconnaît à la longueur et à la souplesse de ses rameaux feuillus. Sert aussi à stabiliser les terrains dans les cirques.

Casuarina cunninghamiana (filao de Nouvelle-Hollande) Casuarinaceae
Importé d'Australie au 19° siècle pour consolider certains terrains glissants, on le retrouve un peu partout dans les Hauts de l'île (Mafate et Cilaos). Atteint 15 à 20 m.

Cryptomeria japonica (Crypto méria ) Taxodiaceae
Grand arbre résineux de 15 m introduit au siècle dernier. Reconnaissable à son tronc rectiligne et son port majestueux. Planté en de nombreux endroits de l'île. Il résiste mal aux cyclones.

Nuxia verticillata (bois maigre) Stilbaceae
Cet arbre indigène des forêts humides de montagne, est plus facile à reconnaître à son tronc tortueux qu'à son feuillage. Ses fleurs rosées en grappes, lie de vin, situées à l'extrémité des branches aident à l'identification.

Eugenia buxifolia ( bois de nèfles) Myrtaceae
Très commun entre 200 et 1500 m, cet arbre endémique peut atteindre 10 m. Ses jeunes feuilles sont d'un beau vert, alors que les feuilles adultes sont épaisses et dures, sans nervure. Petites fleurs rosées.

Dombeya reclinata (mahot rouge) Malvaceae
Espèce endémique assez commune des bords de ravines dans les forêts de bois de couleurs des Hauts. Grandes feuilles recouvertes de velours. Grappes de petites fleurs blanches en bout de branche.

Terminalia bentzoë (benjoin) Combretaceae
Cet arbre endémique des Mascareignes, pouvant atteindre 30 m, se rencontrait dans les forêts semi-sèches de l’île. Les feuilles sont regroupées en bouquet au bout de la branche. Les fleurs sont jaune pâle et les fruits verts et ailés.

Diospyros borbonica (bois noir des Hauts) Ebenaceae
Cet arbre endémique atteint une quinzaine de mètres dans les forêts de bois de couleurs des bas, de 100 à 700 m. Fleurit en janvier. Son bois, veiné de noir a longtemps servi pour le charbonnage.

Erythroxylon laurifolium (bois de rongue) Erythroxylaceae
Arbuste de la forêt humide des bas, pouvant atteindre 7 m. On le reconnaît aisément à ses fruits qui poussent en bout de branches et ressemblent à des grappes de piments rouges.

Vepris lanceolata (patte poule ou bois de Saint-Leu) Rutaceae
Arbuste grêle facile à reconnaître grâce à ses feuilles trifoliolées rappelant une patte de poule. Les fleurs, très odorantes, poussent en grappes assez denses. On en trouve dans les cirques en zone semi sèche. La liane patte poule a des épines et est une autre espèce (Toddalia asiatica - Rutaceae).

Tambourissa elliptica (bois de bombarde ou bois de tambour) Monimiaceae
Arbre d'une dizaine de mètres, au tronc parfois creux pouvant abriter des essaims d’abeilles (bombardes). Ses fleurs rouges et blanches, ainsi que ses fruits poussent à même les branches.

Ochrosia borbonica (bois jaune) Apocynaceae
Arbre indigène des forêts de moyenne altitude pouvant atteindre 15 m. Les feuilles poussent en petits bouquets en bout de branche. Fleurs blanches et fruits collés par deux. L'efficacité reconnue de ses tisanes pourrait bien causer sa perte. Espèce protégée.

Ocotea obtusata (bois de cannelle) Lauraceae
Cet arbre aux branches souvent tortueuses dépasse rarement 5 m de haut. Il produit des fruits ressemblant au gland de chêne. Les feuilles coriaces sont plus larges dans les hauts de l'île.

Doratoxylon apetalum (bois de gaulette) Sapindaceae
Arbuste de 5 m maximum au port en pinceau de branches très droites dont les feuilles peuvent se confondre avec celles du tan Georges. Les fleurs jaunâtres, sont petites et en grappes. Le fruit ressemble à une petite olive (en grappes).

Anthirea borbonica (bois d'osto) Rubiaceae
Indigène, cet arbre de 10 m maximum aux feuilles allongées et pointues donne des fleurs en saison chaude et des fruits en petites grappes qui deviennent rougeâtres à maturité.

Xylopia richardii (bois de banane) Annonaceae
Arbuste protégé, assez rare et endémique des Mascareignes, vivant en zone humide. Il produit une grappe de petits fruits rappelant une main de bananes, issue de belles fleurs ressemblant à celles de l'ylang -ylang. Servait à fabriquer des instruments de musique traditionnelle (bobre).

Cassine orientalis (bois rouge) Celastraceae
Arbre endémique des Mascareignes pouvant atteindre 20 m. Vit jusqu'à 1000 m. Les feuilles juvéniles sont longues, étroites et à nervure rouge. Donne de petites fleurs jaunes et des petits fruits comme des olives, en grappes.

Sideroxylon majus (Bois de fer blanc) Sapotaceae
Cet arbre endémique très rare a pratiquement disparu de l'île, en raison de ses qualités comme matériau de construction. Les feuilles sont regroupées en haut des branches. Ses fruits, plus gros que des noix donnent une seule graine très dure.

Casearia coriacea (bois cabri rouge) Salicaceae
Cette espèce de 8 à 10 m est endémique à L a Réunion et à Maurice. Assez commune entre 300 et 1200 m en forêt humide. Fleur d'un vert très pâle. Le fruit s'ouvre en trois parties et laisse voir la pulpe rouge orangé .

Homalium paniculatum (corce blanc) Salicaceae
Très bel arbre endémique des Mascareignes, en pyramide, au tronc très rectiligne pouvant atteindre 25 m. Il fleurit, dit-on, uniquement après les cyclones. Les belles fleurs jaune pâle donnent rarement des fruits.

Allophyl us borbonicus (bois de merle) Sapindaceae
Cette espèce de 8 à 10 m est endémique des Mascareignes. Assez commune entre 300 et 1200 m en forêt humide. Reconnaissable à ses feuilles trifoliol ées. Très petites fleurs blanches et fruit rouge orangé lorsqu'il est mûr.

Labourdonnaisia cal ophylloides (petit natte) Sapotaceae
Cet arbre indigène dépasse les 20 mètres. Les jeunes feuilles tirent vers le rouge alors que les feuilles adultes sont vert sombre. Se reconnaît au latex blanc qui sort des blessures. Ses fruits, plus gros qu'une olive, donnent une colle utilisée en braconnage pour capturer les oiseaux.

Myonima obovata (prune rat) Rubiaceae
Arbuste de sous-bois humides de moyenne altitude ; endémique de La Réunion et Maurice. Feuilles juvéniles très décoratives (hétérophyllie). Petites fleurs rouges et roses. Fruits rouges striés de blanc.

Bertiera rufa DC (bois de raisin) Rubiaceae
Arbuste indigène à l'écorce grise et lisse, vivant un peu partout sur l'île. Petites fleurs blanches à 4 pétales, en grappes. Fruits également en grappes, bleu très foncé, presque noir à maturité. Utilisé en médecine traditionnelle.

Scolopia heterophylla (bois de prune ou bois de tisane rouge) Salicaceae
Souvent, seule la cime est touffue, donc difficile à observer. Endémique des Mascareignes. Atteint une quinzaine de mètres en forêt de basse ou moyenne altitude. Fruits pulpeux à graines.

Sideroxylon borbonicum (bois de fer bâtard) Sapotaceae
Petit arbre au tronc épais qui dépasse rarement 10 m. Endémique. Fleurs (orange) et fruits (pulpe poisseuse) sont regroupés en grappes directement sur les branches, là où ne pousse aucune feuille. Donnent avec le bois maigre les plus belles sculptures vivantes de l'île.

Ficus mauritiana (figue marron ou figuier rouge) Moraceae
Petit arbre endémique de La Réunion et de Maurice , assez peu fréquent, qui donne des fruits rouges ou orangés durs ressemblant à des figues, pendant sur des tiges sans feuilles.

Apodytes dimidiata (peau gris ou bois bleu) Icacinaceae
Arbre indigène de moyenne et haute altitude qui pousse en forêt humide et semi-humide, et pouvant atteindre 10 m. Microscopiques fleurs blanches. Les jeunes feuilles possèdent une belle nervure rouge.

Syzygium cymosum (bois de pomme rouge) Myrtaceae
Cet arbre, endémique de La Réunion et de Maurice vit en forêt de moyenne altitude et se reconnaît facilement aux fruits qu'il produit ressemblant à des pommes. Magnifiques fleurs roses à très longues étamines

Syzygium borbonicum (bois de pomme blanc) Myrtaceae
Un arbre qui dépasse facilement les 15 m, reconnaissable par ses superbes fleurs ou ses fruits comestibles roses ou rouges qui poussent à même le tronc. Assez rare, mais fréquent à Bon Accueil (Les Makes) ou dans les forêts du Sud sauvage.

Calophyllum tacamahaca (takamaka) Clusiaceae
Arbre endémique de La Réunion et de Maurice qui vit jusqu'à 1000 m. Il peut atteindre une quinzaine de mètres. Il produit des fleurs regroupées par grappes d'une dizaine. Les fruits ressemblent à des noix.

Molinaea alternifolia (tan Georges) Sapindaceae
Un autre endémique de La Réunion et de Maurice qui se reconnaît bien à ses feuilles composées alternes de 6 à 8 folioles. Atteint 15 m. Fleurs blanches. Le fruit est une capsule à 3 loges qui s'ouvre pour libérer des graines noires et blanches.

Psiloxylon mauritianum (bois de pêche marron) Myrtaceae
Arbre des forêts humides jusqu'à 800 - 900 m. Endémique de La Réunion et de Maurice. Les jeunes feuilles sont vertes avec un pétiole rouge vif facilitant son identification. Les fruits, blancs à maturité, poussent en grappe le long des jeunes tiges. Son tronc semble ne pas avoir d'écorce.

Pittosporum senacia (bois de joli cœur) Pittosporaceae
Petit arbre indigène très touffu et ramifié, facilement reconnaissable grâce à ses feuilles à marges ondulées qui sentent la carotte lorsqu'on les froisse, ainsi qu'à ses fruits oranges en grappe au bout des branches (voir photo), et laissant apparaitre des graines rouges et visqueuses à maturité. Fleurs blanches odoriférantes.

Coptosperma borbonica (bois de pintade) Rubiaceae
Plante endémique de Maurice et de La Réunion, qu'on rencontre hélas plus facilement dans un jardin qu'en forêt. Les feuilles, vertes et rouges, tachetées, sont différentes à l’état adulte. Les fleurs sont très odorantes et donnent des fruits en bouquet au bout des branches.

Mimusops balata (grand natte) Sapotaceae
Grand arbre au bois dur pouvant atteindre 15 m. Ses feuilles sont simples, relativement grandes, ovales, coriaces et contenant du latex blanc. Les fruits, de la taille d’une petite pomme, contiennent deux graines et une chair blanche sans saveur.

Cordemoya integrifolia (bois de perroquet) Euphorbiaceae
Arbre au tronc droit pouvant atteindre 15 m en forêt humide de moyenne altitude. Facile à reconnaître car ses feuilles sont grandes, pointues et dotées d'un très long pétiole rouge sombre. Petits fruits en trois parties soudées comportant chacune deux excroissances faisant penser à des becs de perroquet.

Tabernaemontana mauritiana (bois de lait) Apocynaceae
Arbre endémique de La Réunion et de Maurice, de basse et moyenne altitude, qui produit du latex et peut atteindre 5 m. Ses feuilles longues sont aisément reconnaissables à leurs nervures parallèles. Ses fleurs blanches jaunâtres sont très odorantes et ses fruits sont vert brillant, formés de deux parties cornues divergentes et s’ouvrant à maturité.

Boehmeria stipularis (grande ortie ou bois de source blanc) Urticaceae
Arbuste endémique facile à reconnaître par sa petite taille (maxi 4 m) et à ses feuilles caractéristiques dentelées en forme de cœur . Commun dans les ravines des forêts humides de moyenne altitude. Minuscules fleurs groupées sur des tiges, elles-mêmes groupées.

Phyllanthus phillyreifolius (bois de négresse) Euphorbiaceae
Arbuste très facile à reconnaître grâce à ses branches horizontales et à ses feuilles alternes qui sont pourvues de fleurs ou de fruits attachés à même le pétiole (cas extrêmement rare). Cette espèce est très polymorphe en fonction de la zone d'observation et du climat.

Quercus robur (chêne pédonculé) Fagaceae
On ne présente plus cet arbre bien connu des régions froides, mais on s'attend peu à le trouver sous les tropiques. Les plus beaux sujets s'observent à Cilaos, où ils auront beaucoup de mal à atteindre les 30 m d'Europe. Impossible à manquer grâce à ses feuilles (de chêne !)

Calophyllum inophyllum (takamaka bord- de-mer) Clusiaceae
Arbre peut être indigène, de bord de mer qui résiste bien aux embruns, atteignant parfois 15 m. Pousse en terrain sableux. Se reconnaît à ses feuilles coriaces aux nervures parallèles. Les fleurs blanches sont très odorantes.

Cossinia pinnata (bois de Judas) Sapindaceae
Cet arbre endémique de La Réunion et de Maurice peut atteindre 15 m et aime les régions sèches où il se rencontre assez souvent. Reconnaissable à ses feuilles composées de folioles impaires. Fleurs blanches à l'extrémité des rameaux.

Olea europaea subsp. cuspidata (bois d'olive noir) Oleaceae
Arbre qui pousse plus bas que son cousin le bois d'olive blanc. Arbre rustique rappelant l'olivier du sud de la France. Feuilles vert sombre , comme rouillées  et blanchâtres dessous. Préfère les milieux secs en bordure de ravine. Fleurs blanchâtres.

Carissa spinarum (bois amer) Apocynaceae
Arbrisseau indigène épineux lorsqu'il est jeune. Il atteint 2 mètres et vit plutôt en région sèche. Les feuilles n'ont pas toujours la même forme (hétérophyllie). La fleur blanche et odorante possède 5 pétales fins et élégants. Baies longues contenant quelques graines plates. Plante protégée dont le nombre de pieds sauvages est inférieur à 10 en milieu naturel.

Foetidia mauritiana (bois puant) Lecythidaceae
Arbre endémique pouvant atteindre 20 m, assez rare et qui aime surtout les forêts semi-sèches de basse altitude . Très belles fleurs à étamines rappelant, en plus dense, le jamrosat. Les fruits sont aisément identifiables : plats, durs et entourés des 5 sépales de la fleur. Espèce protégée et menacée d’extinction dans son milieu naturel.

Badula barthesia (bois de savon) Myrsinaceae
Arbuste ramifié très commun dans les forêts humides de moyenne altitude jusqu’à 1400 m d’altitude. Les feuilles jeunes tirent vers le gris et sont couvertes de tâches lie de vin. Les fleurs sont blanches teintées de rose et les fruits sont rouges.

Badulaborbonica (bois de savon) Myrsinaceae
Fréquent dans les zones où vit Badula barthesia. Il n'est généralement pas ramifié et ne peut se manquer lorsqu'il est en fleur car les fleurs blanches rosées s'implantent entre l'emplacement des feuilles anciennes et les nouvelles qui sont roses et presque transparentes.

Pithecellobium dulce(tamarin de l'Inde) Fabaceae
Arbre originaire d’Amérique centrale, épineux pouvant atteindre des tailles imposantes. Ses feuilles comportent 4 folioles d'un beau vert groupées par deux. Fournit une gousse enroulée contenant un arille blanc ou rouge agréable à consommer, entourant une graine noire et brillante.

Polyscias repanda (bois de papaye) Araliaceae
Arbre endémique dont la répartition n'est pas uniforme. Fréquent à Mare Longue et Takamaka. Feuilles faciles à reconnaître  : de grande taille et comportant de 5 à 9 folioles. Fleurs en grappe mais isolées les une des autres. Fruits lie de vin en forme de gland.

Chassalia coralli oides (bois de corail) Rubiaceae
Assez fréquent dans les sous-bois humides, cet arbuste endémique peut atteindre 3 ou 4 mètres. Facilement reconnaissable à son inflorescence rappelant certains coraux.

Camellia sinensis (thé) Theaceae
Il a été longuement cultivé aux siècles précédents et il n'en reste pratiquement plus en culture. En revanche il n'est pas rare d'en rencontrer quelques pieds spontanés dans certaines régions de l'île (Grand Coude par exemple ou à l'Eden).

Erica reunionensis (branle vert) Ericaceae
Bruyère endémique très fréquente sur l'île de 500 à 3000 m. On la rencontre jusqu'au sommet du Piton des Neiges. Minuscules feuilles et fleurs dressées en bout de branche. Peut atteindre 5 m de haut

Hypericum lanceolatum (fleur jaune) Hypericaceae
Arbuste courant en forêt de bois de couleurs des Hauts ou en bordure des routes forestières. Grandes fleurs jaunes à 5 pétales butinées par les zoiseaux lunette vert (Zosterops olivaceus). Feuilles caractéristiques disposées en croix autour de la tige (opposées décussées).

Gaertnera vaginata (losto café) Rubiaceae
Arbuste commun aux forêts de basse et moyenne altitude, reconnaissable à ses feuilles lisses vert intense et ses fleurs blanches très odorantes ou ses fruits en grappes (verts puis noirs) ressemblant au café.

Hubertia ambavilla (ambaville) Asteraceae
Petit arbuste poussant en buisson et pouvant atteindre 3 m, fréquent en bordure de clairière ou le long des sentiers jusqu'à près de 2000 m. Ses petites feuilles sont dentelées, plus ou moins en fonction de l'altitude. Médicinale et très florifère.

Helichrysum heliotropifolium (velour blanc) Asteraceae
Très belle plante ne dépassant pas 1 mètre, souvent rencontrée le long des sentiers en forêt humide de montagne, entre 1000 et 1500 m. Les feuilles ovales et pointues sont recouvertes d'un fin velour argenté.

D'autres plantes

Cordyline mauritiana (canne marron) Asparagaceae
Arbrisseaux des forêts humides de 500 à 2000 m. Poussent en touffe ou en épiphyte. Les feuilles sont disposées en éventail en haut de la tige. Fleurs blanches en grappes. Fruits noirs

Nastus borbonicus (calumet) Poaceae
Espèce de bambou endémique de La Réunion. Il forme des touffes de feuilles échelonnées le long de la tige tous les 30 ou 40 cm. Généralement associé au tamarin des Hauts. Très nombreux en forêt du Tévelave.

Fuchsia boliviana (fuchsia de Bolivie ou flambeau d’amour) Onagraceae
Fréquent en forêt humide de montagne, il peut atteindre 3 à 4 m. Feuilles opposées par trois, duveteuses. Belles fleurs rouges en grappes pendantes. Aisément identifiable. Plante introduite et envahissante.

Astelia hemichrysa (ananas marron) Asparagaceae
Très fréquente dans les forêts humides de montagne, elle se distingue bien de la canne marron par l'implantation de ses feuilles partant dans tous les sens. Inflorescence en grappe jaune-orangé .

Potentilla indica (fraise de lo ou fraise-crapaud) Rosaceae
Comme sa cousine la fraise de nos jardins, ses stolons lui permettent de s'étendre sur des surfaces parfois importantes. La fleur est d'un beau jaune, le fruit totalement insipide. Plante très utilisée en médecine locale. Plante exotique envahissante.

Rubus apetalus var
apetalus(ronce blanche) Rosaceae. On rencontre cette ronce indigène assez fréquemment dans les forêts humides de montagne, en bord de chemin. Les fruits noirs sont difficiles à voir et rappellent les mûres de la ronce commune de métropole. Elle est utilisée en médecine locale mais n'est pas envahissante.

Usnea barbata (Barbe de Saint-Antoine) Usneaceae
Lichen épiphyte des hauteurs de l'île, en milieu humide. Formé de longs filaments, il peut coloniser tous les arbres d'une zone, aimant particulièrement les arbres morts. Donne souvent de belles natures mortes à photographier.

Stereocaulon vulcani (fleur de lave) Stereocaulaceae
Cette espèce de lichen est très présente sur la coulée de Takamaka de 1986. C'est une des premières plantes à s'installer avant l'arrivée des fougères et arbustes qui donneront naissance, un siècle plus tard à une forêt.

Polytrichastrum formosum (Hedw
Cette mousse assez commune est le compagnon du randonneur entre 300 et 1500 mètres. Elle pousse partout où l'humidité lui permet de proliférer (sous-bois, tallus, sols humides, bois pourrissants). On la trouve aussi mélangée aux sphaignes.

Sphagnum L
Superbe mousse universelle-ment connue dans les tourbières du monde entier. Elle pousse en altitude dans des endroits très humides. Ses couleurs peuvent varier du jaune au vert en passant par des nuances de rouge. Pas de plantes carnivores sur l'île poussant au travers.

Cladonia floerkeana (Fr
Assez rare à la Réunion mais toujours agréable à rencontrer sur des sols pauvres où d'autres lichens poussent déjà. Hauteur dépassant rarement les 2cm. Poussent le plus souvent en bouquet. Les apothécies sont d'un vermillon presque pur qui les font repérer de loin.

Les fougères

Cyathea excelsa (fanjan femelle) Cyatheaceae
Grande fougère arborescente des forêts humides de montagne. Endémique Réunion-Maurice. Le tronc ou stipe conserve longtemps les bases des anciennes feuilles (frondes) tombées. Se distingue de C yathea glauca par ses jeunes crosses et rachis sans poil

Cyathea glauca (fanjan femelle) Cyatheaceae
Grande fougère arborescente endémique des forêts humides de montagne. Le tronc ou stipe conserve longtemps les bases des  anciennes feuilles (frondes) tombées. Se distingue de C. excelsa par ses jeunes crosses velues.

Cyathea borbonica (fanjan mâle) Cyatheaceae
Fougère arborescente indigène, très fréquente en zone humide à toutes les altitudes. Son tronc ou stipe grêle est le seul à ne pas garder de vestiges de feuilles, ce qui le rend mieux reconnaissable.

Cyathea cooperi (fanjan australien) Cyatheaceae
On le trouve un peu partout où il commence à devenir envahissant, jusque dans les jardins. Ses tiges sont recouvertes de longs poils blancs. Il atteint 5 à 6 m.

Vittaria isoetifolia Pteridaceae
Fougère indigène des forêts humides d'altitude. Epiphyte à rhizome court. Ses frondes sont lisses et pendent jusqu'à 80 cm sous les arbres ou les rochers. Facile à identifier.

Ant roph yum boryanum (langue de boeuf)
Fougère indigène facile à reconnaître grâce à sa forme. Elle pousse en zone humide, souvent au sol, dans les parties sombres des sous-bois. Ses sporanges sont disposés parallèlement, le long des nervures.

Sticherus flagellaris
Fougère commune des zones de moyenne altitude qui pousse en zone dégagée et humide. Peut former des surfaces importantes. Les frondes se ramifient et diminuent avec la hauteur de la plante.

Blechnum attenuatum
Plus facile à photographier sur les arbres où elle s'accroche en grosses touffes dans les forêts humides. Celle-ci, photographiée au sol représente presque une exception. Leur fronde peut atteindre les deux mètres de longueur

Pteridium aquilinum
Très commune sur l'île, elle envahit les zones dénudées jusqu'à 1000 m et peut atteindre plus de trois mètres en sous-bois car elle grimpe pour chercher la lumière. Se reproduit par son rhizome. Elle bouche très rapidement les sentiers si quelques coups de sabres ne sont pas donnés régulièrement.

Pteris sp. Adiantacées
Adiantacées. Cette variété de fougère tient son nom de pteron (grec) qui signifie plume. Elles sont toujours élégantes et souples.

Adiantum reniforme L. (fougère tam tam) Pteridaceae
Fréquente en sous-bois humides de 500 à 1300 mètres, elle est facile à reconnaître par sa forme originale pour une fougère. Avant de prendre les couleurs de l'image, elle est d'un vert soutenu et brillant. Elle pousse souvent en petites touffes d'une vingtaine de tiges.

Christella dentata (Forssk) (Christelle dentée) Thelypteridaceae
Il est presque plus facile de trouver cette fougère dans son jardin plutôt que le long des sentiers à condition qu'elle trouve l'humidité nécessaire à sa survie. On en aperçoit également dans les ravines à sec. Pousse en touffes d'une dizaine de frondes d'une cinquantaine de cm.

Blechnum tabulare (Thunb.) Kuhn
Assez fréquente sur les anciennes coulées jeunes ou non encore totalement colonisées par la végétation plus grande. Elle ressemble à une fougère arborescente. Les frondes sont disposées en couronne au sommet de son rhizome. Elle pousse lentement mais peut atteindre plus d'un mètre à cœur.

Amauropelta salazica(endémique) Thelyptrida-ceae
Elle aime plutôt l'altitude et il est fréquent d'en rencontrer dans les sphaignes humides. Les frondes d'une quarantaine de cm poussent en touffes et sont souples. Elle est recouverte un peu partout de fins poils courts.

Elaphoglossum aubertii (Desv.) T. Moore
Très commune jusqu'à 1500 m où elle pousse en touffes et en épiphytes sur les arbres des forêts primaires ou sur les grands branles moussus.

Adiantum hispidulum (indigène) Pteridaceae
On la trouve un peu partout sur l'île et même dans nos jardins. Elle aime pousser sur des rochers. Les frondes très fines poussent en petites touffes et il est fréquent de rencontrer les plus jeunes colorées d'un rouge rosé agréable à l'œil.

Les champignons

Phlebopus gr. marginatus
Ce magnifique cèpe, comestible au goût légèrement acide après cuisson, atteint facilement 40 cm de diamètre et plusieurs kilogrammes. On le rencontre principalement sur des terrains sableux mais également ailleurs. Les plus belles récoltes s'effectuent le long du golf de l'Etang Salé. Photo Gilbert Moyne

Agaric
C'est un champignon très connu (même en boîte !) qui se rencontre surtout dans des prairies humides, jusqu'à 1000 m d'altitude. Existe en de nombreuses espèces se ressemblant fortement. Une seule est toxique mais ne vit pas à la Réunion. Facilement reconnaissable à ses lamelles rosées.

Lépiote (coulemelle) agaricacées
Ce magnifique champignon à lamelles blanches et au pied très haut ne peut guère se confondre avec d'autres. Comestible à l'exception du pied un peu trop fibreux.

Lentin
Se rencontre souvent dans d'anciens brûlis ou le long des sentiers bordés de filaos. Ces champignons désignent souvent des espèces se ressemblant. Ne pas consommer sans se renseigner auparavant.

Collybie - Collybia
les collybies, sont un genre de champignons de la famille des tricholomatacées. Leur nom a été tiré du grec kollubos désignant une petite pièce de monnaie, sans doute en raison de la minceur de leur chair, souvent en galette. Source Wikipedia

Panéole
Très facile à trouver le long des routes forestières bordées de pelouse humide où les vaches ont laissé des excréments

Dictyophora indusiata lutea
Magnifique champignon, très rare à la Réunion, disposant d'un pied blanc entouré d'une espèce de filet orange qui grandit avec le champignon. Spécimen trouvé dans un champ de canne. Photo Gilbert Moyne.

Cystoderme
. constituent un genre de champignons basidiomycètes de la  famille des tricholomatacées. Le nom du genre a été construit sur le grec kustis, "petit sac" et derma, "peau", en référence à l'armille qui recouvre leur pied et laisse souvent des traces (dentelures) à la marge du chapeau. Ce sont des champignons à lames claires, jadis classés parmi les lépiotes mais plus proches des armillaires.Le genre comprend plusieurs dizaines d'espèces. Source wikipedia

Pycnoporellus-fulgens
Ces superbes pycnopores poussent sur les bois morts sans chercher à se cacher de la lumière. Contrairement à d'autres champignons parasites des arbres morts, celui-ci vit peu de temps et se délite rapidement.

Glaziella aurantiaca
Ces superbes champignons reposent au sol telles des pelures d'oranges oubliées. Ils possèdent une odeur agréable. Photo Gilbert Moyne

Favolashia calocera
joli petit polypore qui pousse sous les branches mortes, trouvé plusieurs fois en forêt (en redescendant du Maïdo vers la piste de luge) Photo Gilbert Moyne

Dernière modification : 24/06/2017